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Publié par CLAR

Les réquisitions c'est maintenant! Les expulsions plus jamais !

Sur le territoire de Rennes Métropole le nombre de personnes à la rue est en constante augmentation alors que près de 10 000 logements sont vacants.

Il suffirait aux pouvoirs d'accepter ou d'appliquer la réquisition des logements vides pour résoudre le problème de l’extrême précarité dans laquelle se trouvent les « sans-toit ».

A l'encontre de cette nécessité, la municipalité soi-disant socialiste et la préfecture expulsent sans cesse les bâtiments occupés par celles et ceux qui en ont besoin. Les récentes expulsions (Pacé, rue Antoine Joly, Saint Martin...), en pleine « trêve hivernale », montrent que les étrangers-ères ne sont pas les bienvenu-e-s, que dès leur arrivée c'est un calvaire administratif et une précarité matérielle qui les guettent.

Pour faire de Rennes une ville "compétitive" et attrayante pour les investisseurs, la municipalité se lance dans des projets pharaoniques (Eurogare, Palais des congrès, hôtel de luxe...). Les "grands projets" permettent aux capitalistes d'engranger des profits tandis que les classes populaires d'ici et d'ailleurs galèrent de plus en plus. Pour elles, “la crise du logement” n'est pas dû au manque ou au ralentissement des constructions mais aux inégalités et à la cherté des prix (loyers, factures énergétiques, taxe d'habitation...) en constante augmentation !

De nombreux collectifs soutiennent juridiquement et matériellement toutes celles et ceux laissé-e-s à la rue (DAL 35, un Toit c'est un Droit, Collectif de soutien aux personnes sans-papiers 35, Conseil des migrants, CARPES, ...). Pour d'autres, squatter est un choix politique, une manière de se dérober aux règlements et aux frais de la location. Récupérer un logement vide comme on glane les marchandises invendues d'un supermarché, pour prouver que ce système produit déjà trop.

Si le CLAR participe à l'émergence d'une large contestation sur la question du logement, c'est au nom de l'action collective sans laquelle les pouvoirs publics continueront d'expulser, de dévitaliser, de détruire de potentiels habitats ou, dans le moins pire des cas, de proposer des solutions au rabais, scandaleuses voire totalement trompeuses : orientation vers le 115 saturé (30 à 60% des appels n'aboutissent pas), et offre ponctuelle d’une nuit d'hôtel quand la demande est acceptée (une demande sur deux en hébergement d'urgence est refusée). 

Etat responsable de la carence en logements sociaux et en hébergement durable et de qualité (CROUS, HLM, CADA...), gestionnaires de l'immobilier privé (propriétaires avides et spéculateurs, agences immobilières...), expulsions de locations ou de squats... participent à l'impossibilité grandissante d'avoir un toit décent !

C'est en direction des responsables des dites « exclusions » que nos actions de pressions collectives contribueront à faire valoir le logement pour toutes et tous !

Afin de soutenir l'appel à participer à la journée de mobilisation “Pour un logement pour toutes et tous, avec ou sans papiers”, le CLAR soutient par son action les revendications suivantes :

- L'arrêt des conditions inacceptables d'hébergement d'urgence

- Que cessent la culpabilisation à l'égard des personnes étrangères et de leurs soutiens

- Le respect du droit au logement pour toutes et tous

- L'application de la loi de réquisition des logements vides

- L arrêt de toutes les expulsions de logements !

-La régularisation de toutes les personnes sans papiers.

Le CLAR (Comité de Liaison et d'Action de Rennes)