Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Publié par CLAR

Présentation :

On a commencé par une présentation du MCPL, de la proposition de réunion publique.

Participation :

La réunion publique a réuni une grosse cinquantaine de personnes.

Des personnes de différentes / orgas / collectifs sont venues (même si plusieurs d’entre elles ne sont pas venues en tant que parties de leurs groupes) :

Conseil des migrants

DAL

Comité de vigilance contre le racisme et la xénophobie

collectif EVAS / AVS

Sud éducation

Sud Santé-Sociaux

Lutte de Pontchaillou

PSA

MCPL

Les indignés

Collectif des chiliens de Rennes

La Sociale (groupe de la FA Rennes)

La FASE (Fédération pour une alternative sociale et écologique)

Assemblée citoyenne du Front de gauche

Autonomiste breton

OLS (offensive libertaire et sociale)

salarié de la Mission locale

participant au collectif FJT en lutte

des individus non affiliés

Ces personnes ont été invitées à dire quelles étaient leurs attentes en venant ici.

Est revenu plusieurs fois la volonté de se rassembler, de lier luttes revendicatives et luttes globales, de mener des actions fortes et de défendre des alternatives au capitalisme :

Qu’il y ait un rapport de force plus important sur la ville pour des actions impulsées par tel ou te l collectif

Organiser des actions communes de lutte contre l’austérité avec un rapport de force important

Mettre en place divers outils / réflexions sur les luttes contre l’austérité

Articuler les luttes locales revendicatives et les luttes globales

Eventuellement mettre en place (à long terme) des activités d’auto subsistance à grande échelle.

Exposé sur l'austérité :

Un exposé a été proposé pour présenter le point de vue du MCPL sur la crise que traverse actuellement le capitalisme, en mettant en perspective le lien entre les logiques d’endettement privé et public et les politiques d’austérité menées dans la plupart des Etats.

Informations sur les luttes en cours :

Internationale :

Une jeune chilienne a exposé la situation politique actuelle dans son pays, le combat qui y est mené pour l’éducation gratuite, contre les gouvernements autoritaires et néolibéraux actuels, contre une classe politique issue en grande partie de l’ère Pinochet: contre « la nouvelle dictature des entrepreneurs ». La question de l’endettement est aussi sensible là-bas qu’en Europe. (en plus de ce qu’a écrit Olivier) :Elle a évoqué également le rejet des mégaprojets hydroélectriques. La situation politique du Chili a pour conséquence un manque de représentativité à l'échelle locale et globale, il y a donc un tissus social à recréer, la lutte s'inscrit bien dans ce contexte.. Volonté du mouvement et des citoyens de s’organiser à un niveau plus local - Les « assemblés de voisins » sont des structures très importantes dans le mouvement chilien - de revendiquer un revenu d’existence et des baisses des prix.

La situation des plans d'austérité et des luttes dans quelques pays européens a été évoquée.

Important: le 14 novembre, il y aura une journée européenne de lutte en Europe à l’appel de la Confédération Européenne des Syndicats (grève générale en Espagne et Portugal ce même jour).

Locale :

-concernant la lutte au CHU : lutte des personnels hospitaliers contre le déménagement des services, l’augmentation des cadences et des amplitudes horaires à Pontchaillou.

Plusieurs services du centre urgence réanimation vont être déplacés dans un nouveau bâtiment. Il y avait 19 patients. Il y en aura 30 dans le nouveau bâtiment, sans augmentation de poste. Une seule personne aura 7 ou 8 personnes à soigner. La direction ne veut rien entendre au mécontentement.

Un comité d’usagers pourrait éventuellement se constituer pour expliquer qu’il y a des risques pour les patient-e-s avec si peu de personnel………….

-lutte des résidents du FJT contre les expulsion arbitraires

-occupation du lieu unique à Nantes qui est menacé d’expulsion

-mobilisation contre l’extrême droite et en soutien aux migrants à Pacé (7 novembre) et appel à soutenir les migrants menacés d’expulsion : 15 novembre. Il faudrait préciser les heures de rdv.

-Assistants et employés de vie scolaire contre la précarité et pour des revenus décents

- Informations concernant les luttes des/sur les migrant-e-s :

Les collectifs (ex : DAL, collectif sans pap, RESF gagneraient à se coordonner, à mener des actions communes….). Des actions communes permettraient d’ « augmenter la puissance d’actions communes ». marche des migrants le 10 novembre à 14 h, rdv Gare.

Expériences de lutte « interprofessionnelle » à Rennes :

Nous avons fait un retour sur les expériences du comité de lutte pendant le mouvement contre le CPE en 2006 et l'Assemblée Générale Interprofessionnelle en 2010 à Rennes.

Discussions sur l'idée d' « assemblée inter-luttes » :

Après une pause, nous nous sommes répartis en petits groupes autour des questions suivantes (à peu près):

-comment les luttes peuvent elles se soutenir les unes les autres ?

-quelle composition au sein du comité, entre problématiques propres aux salariés, aux chômeurs, aux précaires ?

-comment organiser cet espace de rassemblement ?

Quelques compte-rendus de groupes :

Compte-rendu 1 :C’est en menant des luttes ensemble qu’on peut créer du commun.

Il pourrait y avoir deux temps pour la dynamique collective : 1/ Créer un collectif en soutien aux actions existantes (ex : actions des migrants) qui pourraient faire exister un comité de lutte. 2/ Organiser des évènements communs depuis cette « assemblée contre la précarité ». ça pourrait être un objectif sur l’année.

Mettre en avant l’idée selon laquelle : « je suis prêt à mettre un peu des appartenances de côté pour créer un espace commun ».

Ce comité peut enrichir nos structures !... On peut parler dans nos orgas, collectifs… de cette dynamique…

Cette assemblée pourrait avoir les objectifs suivants :

Des échanges / discussions qui enrichissent nos collectifs

Des échanges d’informations sur les activités / luttes des différents collectifs

Le soutien à des actions de chaque collectif / orga…..

L’organisation d’actions communes, d’une initiative (campagne ?) sur la précarité

Mener des actions communes sur des thèmes « pris en charge » par aucun collectif à Rennes (ou presque ?) : ex : sur endettement personnel (contre crédits à la consommation…), sur le mal logement (sur agences immobilières……)…

Mettre en place des campagnes d’actions menées par des collectifs thématiques de collectifs/orgas/personnes présent-e-s à l’assemblée.

Mettre en place d’autres types d’activités (que des luttes) : ex : des enquêtes, des autoformations…

Elle devrait mettre en avant certains énoncés en commun.

Attention à ce que ce ne soit pas une coordination : il faut mener un collectif… pas avant mars (structure pérenne) !

Réfléchir à qu’est-ce qui nous rassemble ? Comment va-t-on s’y prendre ?

Réfléchir aux raisons pour lesquelles on lutte : montrer les liens entre les luttes… face à une machine infernale !

Est-ce que ce « comité de luttes » (peu importe le terme) doit davantage être un collectif de personnes (dont certaines appartiennent à des collectifs ou à des orgas) ou un collectif d’orgas + de personnes (c’est-à-dire dans lequel les personnes qui appartiennent à des groupes viennent en tant que partie de ces groupes).

Comment faire en sorte que l’organisation ne devienne pas une fin en soi, mais reste un moyen… ?

Compte-rendu 2 :Quelles pourraient être les activités d'un comité de lutte ? Comment mettre

en pratique l'idée d'une solidarité des luttes

-se tenir informer des luttes en cours et d'en discuter lors de moments

d'auto-formation. Ces temps pourraient être l'occasion de répondre à des

question de type : Quels liens entre austérité, crise et les

contre-réformes, licenciements, diminution des "dépenses publiques" etc

-Rencontrer les acteurs des luttes et les questionner sur ce que

pourrait leur apporter un comité de lutte et nous, leur présenter ce que

l'on fait en tant que comité. Demander aussi quels sont leur besoin. Leur

proposer de rejoindre l'espace comité de lutte

-Faire que les acteurs de diverses luttes se rencontrent et tenter de

développer un point de vue d'ensemble sur les mécanismes à l’œuvre dans ce

qui a pu faire naître ces colères.

-Décrypter les mécanismes qui régissent nos vies, et porter des dimensions

inattendues lors des conflits (exemple dimension écologique lors des grèves

de PSA ou questionner les emplois que nous serions censés défendre en ayant

le soucis de la bienveillance) en développant un point de vue depuis la

question fondamentale des modes de production (sur un tract). L'idée n'est

pas d'orienter les luttes mais de poser un débat qui potentiellement

pourrait être porteur de nouveauté dans les luttes.

-Insister sur la nécessaire liaison lors des luttes entre ceux qui y sont

(salariés, associatifs, résidents...) et ceux qui n'y sont pas. Afin de

renforcer numériquement les luttes mais aussi intervenir depuis le statut

d'usager notamment en ce qui concerne les services publics mais pas

seulement ! Aussi valable dans le privé. Nous avons discuté de PSA : nous

sommes aussi des usagers d'automobiles dont la conception peut aussi être

remise en cause (ex : quasi impossible aujourd'hui d’effectuer soi-même sa

vidange

-Plus matériellement : organiser des repas de soutien, être en mesure de

constituer une caisse de grève, rédiger tracts signés du comité de lutte.

Propositions relevés dans les autres groupe, (en vrac) :

- Réflexions :

Il est difficile de créer du commun en dehors des luttes….( D’où l’idée de se retrouver tou-te-s le 10 novembre pour la marche des migrant-e-s).

Il n’est pas évident d’unifier les luttes.

Attention : difficile d’établir des revendications globales à partir de grands rassemblements. Mais ce qui est possible : soutenir des luttes locales, comme celle de l’hôpital.

Recenser les luttes locales

Aller rencontrer les acteurs : leur parler de ce comité en leur posant la question de savoir comment pourrait se mettre en place ce comité, ce qu’ils en pensent…

Objectifs que pourrait avoir l’assemblée :

- Sur la forme :

L’assemblée doit être décisionnelle mais ne pas rendre impossible les initiatives

Il ne faut pas se fermer des portes sur la question des mandats, on doit pouvoir parler en son nom propre, mais aussi au nom de son orga.

Il doit y avoir un dénominateur commun de l’assemblée : la lutte contre les politiques d’austérité, sur la dette.

Nécessité de définir une idéologie et des choses communes.

Faire en sorte que des non-militants en viennent à prendre part au comité de lutte.

Nécessité de se doter d’un lieu pérenne.

Comité inter collectifs dont l’objectif est de passer à l’action. Il pourrait y avoir, dans chaque assemblée un fonctionnement en deux temps : 1/ Présentation des luttes. 2/Choix des actions ou d’un calendrier d’actions.

- Sur les luttes locales et les actions :

Il faut recenser les luttes qui existent, envoyer des communiqués de soutien, populariser l’instance comité.

Identifier les besoins locaux (ex : PSA)

Développer des solidarités entre les luttes.

Une caisse de grève pour de la solidarité financière.

Une solidarité morale (avec des tracts, la venue à des actions communes…)

Des groupes qui pourraient soutenir telle ou telle lutte, travailler sur telle ou telle thématique…

L’organisation de repas.

- Sur les dimensions globales :

Avoir des temps de réflexions globaux (pour faire rentrer dans la lutte des personnes non politisées).

Des autoformations sur par exemple : 1/ Comment envisager les luttes dans leur ensemble ? 2/ Travailler à leur inscription dans une lutte plus globale.

Une dimension écologique.

Une réflexion sociétale (et écolo)… en plus et au-delà des revendications spécifiques (ex : réfléchir aux perspectives au-delà de la sauvegarde des emplois à PSA).

Travail d’identification des adversaires

3 propositions distinctes ont émergé de la discussion finale:

-pour donner une existence concrète au comité de lutte, il faut l'ancrer dans une dynamique de lutte et les réunions ne suffisent pas.

-il faut que la prochaine réunion se donne pour objectif de poser des bases communes et qu'à son terme on puisse rendre publique l'annonce de création du comité

-nous sommes déjà le comité puisqu'il s'agit d'une assemblée décisionnelle.

Conclusion :

En conclusion, nous nous sommes donné rendez-vous:

Celui-ci est fixé au samedi 10 novembre à 14 h, pour participer ensemble à la marche des migrants. A 17 h, nous nous retrouverons pour nous réunir en tant que comité de lutte, et discuter de nos bases communes, de nos modalités d'organisation, des cations concrètes que nous pourrions mener..

Il a été décidé qu'un groupe de 8 personnes de différents collectifs prendrait cette fois-ci en charge l'organisation de la prochaine réunion. Ce travail implique:

-de relancer tous les présents le 20 Octobre par mail et par téléphone

-de faire circuler l'info au niveau des médias (ouest-france, indymedia, démosphère, rennes info...)

-d'organiser quelques séances de collages et diffusion de tracts/flyers dans les lieux stratégiques (centre ville, bars, CAF, Pôle Emploi, lieux de passage dans les quartiers populaires...)

-de relayer l'info auprès dans les réseaux militants et réseaux sociaux

-de se renseigner pour une salle (dans le pire des cas le local du MCPL fera l'affaire) sachant qu'il faut impérativement qu'une asso assurée pour ce genre d'événements publics se porte garante